Château fort de Bourscheid

Situation

Le château fort est situé à 370 mètres d'altitude sur un éperon à mi-pente entre les hauts-plateaux environnants et le fond de la vallée de la Sûre.

Le site castral est constitué d'une basse cour et d'un château principal. Ces deux parties comportent des portes d'entrée successives, plusieurs enceintes, divers bâtiments résidentiels, un donjon, une chapelle et des bâtiments agricoles et artisanaux.

On peut estimer que la première fortification en bois, datant du début du 11e siècle, a été remplacée vers 1100 par un grand château fort aménagé autour d'un imposant donjon. Vers 1300, le site a été agrandi une deuxième fois, de sorte qu'à partir de cette date ce château fort regroupe les trois éléments caractéristiques d'une forteresse du Moyen Âge, à savoir le palais (aula), la chapelle et le donjon. Dans la seconde moitié du 14esiècle, on procéda au dernier grand réaménagement des bâtiments ainsi qu'à la construction de la dernière enceinte. Dans la basse cour ainsi fortifiée un grand bâtiment résidentiel, la maison de Stolzembourg, est construit à la même époque.

Château de Bourscheid
Le château fort: symbole majeur du Moyen Âge Essai de reconstruction du château de Bourscheid du début du XVe siècle.
Dessins: John Zimmer

Restauration

Déjà dans les années 30 du siècle dernier, le château de Bourscheid a bénéficié de quelques travaux de consolidation. Depuis cette date et jusqu'aux années 70, le site est laissé à l'abandon. Ce n'est qu'en 1972, avec l'acquisition du château par l'Etat, que les travaux reprennent à nouveau à Bourscheid. En automne 1972, les travaux de sauvegarde commencent sur le site et notamment à la maison de Stolzembourg, située au sud du château principal.

Cette construction, érigée lors de la dernière phase d'agrandissement du château au Moyen Âge, constitue un témoignage de premier ordre en ce qui concerne l'habitat seigneurial de la fin du 14e siècle et, à ce titre, les responsables du patrimoine veulent la protéger. Pour consolider les fondements, les murs et les pignons, on assure d'abord le dégagement intérieur et extérieur de l'édifice. Ces travaux ainsi que l'analyse architecturale des ruines fournissent les informations nécessaires pour entreprendre la restauration de l'édifice dans son état originel de la fin du 14e siècle. La consolidation des murs, la reconstruction des parties manquantes et la réfection de la toiture sont achevées en 1975.

Une autre reconstruction sur le site concerne la porte intérieure où à la fin des années 70, on aménage une maison de gardien. Enfin, la dernière reconstruction est entreprise au début des années 90 lorsque les quatre tours de l'enceinte sont munies d'une toiture conique couvrant les voûtes à calottes et les éléments architecturaux telles que les cheminées, situées aux différents étages.

Pour tous les autres secteurs du site castral, les travaux de sauvegarde se sont limités à un consolidation approfondie de vestiges existants. Ces travaux de consolidation et de conservation, entrepris par le Service des Sites et Monuments nationaux au cours des années 80 et au début des années 90, ont été accompagnés de fouilles archéologiques, de sorte que les différentes phases de construction ont pu être établies avec exactitude pour la plupart des vestiges du site.

La conservation du château de Bourscheid est achevée en 1992 et constitue une combinaison entre une reconstruction partielle et une consolidation générale des vestiges du site.

Le château de Bourscheid (avant restauration)
Le château de Bourscheid
Le château de Bourscheid avant et après restauration

La comparaison des deux photos aériennes montre que les travaux de consolidation ont prévalu sur les travaux de reconstruction. Pour la Maison de Stolzembourg, la reconstruction partielle des murs et la réfection de la toiture fut le moyen le plus propice pour éviter la dégradation continue et l'écroulement probable de l'édifice. Par contre, pour le noyau le plus ancien du château, dont les vestiges sont groupés autour du donjon, une consolidation approfondie a suffi pour assurer une conservation durable.

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